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LA MALADIE ET LA MORT EN ISLAM
LES 5 PILLIERS DE L'ISLAM
POEMES
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Le châtiment de la tombe et l'interrogatoire des deux anges

Quand le mort a été mis dans sa tombe et que la terre a été recouverte sur lui, la fosse l’interpelle en ces termes : « Autrefois tu te réjouissais au-dessus de moi et maintenant les vers te mangent dans mes entrailles ». Elle ne cesse de lui infliger autant de paroles dures et de réprimandes jusqu’à ce que la terre ait été entièrement aplanie au-dessus de lui. Puis, c’est au tour de l’Ange appelé Rouman de l’interpeller. En effet, on rapporte qu’Ibn Mas’oud – que Dieu soit satisfait de lui – a dit : « O Envoyé de Dieu ! Quelle est la première chose que rencontre le mort après son entrée dans la tombe ? » Il lui dit : « O Ibn Mas’oud ! Tu me poses là une question que personne d’autre ne m’a faite avant toi » La première chose qui lui arrive, c’est un Ange appelé Rouman qui l’interpelle. En effet, cet Ange qui sillonne les tombes l’interpelle en ces termes : « O serviteur de Dieu ! Tu vas transcrire tous tes actes ». Le mort lui répond : « Je n’ai ni encrier ni papier ». L’Ange lui dit : « Quoi donc ? Ton linceul sera ton papier, ta Salive ton encre et ton doigt ta plume », puis il lui coupe un morceau de son linceul et le mort se met à écrire, quand bien même il n’aurait pas su  écrire pendant sa vie terrestre. Il écrit alors et se souvient de ses bonnes et de ses mauvaises actions comme s’il les avait faites toutes en un seul jour. Ensuite, l’Ange plie ce morceau d’étoffe et l’enroule autour du cou du mort. Puis l’Envoyé de Dieu – que Dieu lui accorde Grâce et Paix – récita ce verset : « Nous attachons son destin au cou de chaque homme ».

 

Une fois cela terminé, le mort voit entrer auprès de lui les deux Provocateurs de la tombe. Ce sont deux Anges noirs qui déchirent la terre avec leurs dents ; leur longue chevelure traîne sur le sol, leur voix gronde comme le tonnerre, leurs yeux brillent comme l’éclair et leur souffle s’apparente au vent mugissant. Chacun d’eux tient à la main une barre de fer si énorme que toutes les créatures, humains et Djinns, ne pourraient la soulever ensemble. Si l’un de ces deux anges frappait la plus grande montagne avec cette barre, il l’anéantirait.

 

Quand l’âme du mort aperçoit ces deux Anges, elle tremble d’épouvante puis s’enfuit et se réfugie dans les narines du mort. Elle fait ainsi renaître la vie dans la poitrine du mort qui reprend l’apparence qu’il avait à ses derniers instants. Il ne peut pas se mouvoir mais il voit et entend autour de lui. Alors les deux Anges l’interrogent violemment et l’interpellent sauvagement. A ce moment, la terre devient pour lui comme de l’eau : il peut se mouvoir à son aise et ne rencontre pas d’obstacle.

 

Ces deux Anges lui disent alors : « Qui est ton Seigneur ? Quelle est ta religion ? Qui est ton Prophète ? Quelle est ta Qibla ? ».Celui que Dieu a assisté et raffermi une parole ferme leur répond : « Qui vous a demandé de vous charger de moi et qui vous a envoyé vers moi ? » Puis il ajoute : « Dieu est mon Seigneur, Mohammad est mon Prophète, l’Islam est ma religion ». C’est la réponse que ne peuvent formuler que les élus qui savent vraiment. Alors l’un des deux Anges dit à son compagnon : « Il dit vrai. Nous ne pouvons le maltraiter, car il connaît sa preuve ». Puis ils agrandissent le tombeau au-dessus de lui en lui donnant la forme d’une voûte immense, et ils lui ouvrent sur son côté droit une porte donnant sur le Paradis. Ensuite, ils tapissent sa tombe de soie et la décorent de plantes aromatiques provenant du Paradis, et lui font parvenir la brise et les odeurs de celui-ci. Ses œuvres terrestres viennent vers lui, sous la forme de la plus aimable des créatures pour lui tenir compagnie, s’entretenir avec lui et remplir sa tombe de lumière. Ainsi, le mort ne cesse de se réjouir et de jubiler aussi longtemps que dure le monde terrestre et tant que la dernière Heure n’a pas sonné, car rien ne lui est plus agréable que de la voir arriver.


Mais à un rang au-dessous de lui, se trouve le croyant, homme de moindre science et de bonne conduite, qui ne possède aucune parcelle de science (religieuse) et ne connaît pas les mystères du monde suprasensible. Son œuvre terrestre accède auprès de lui après le passage de l’Ange Rouman sous la plus belle des formes, dégageant un parfum exquis et portant des vêtements magnifiques ; elle lui dit : « Me connais-tu ? », et il répond : « Qui es-tu, toi que Dieu me donne comme faveur pour me tenir compagnie durant mon voyage solitaire ? » Elle lui dit : « Je suis ta bonne œuvre. Ne te chagrine pas et ne crains rien ? Tu vas bientôt assister à l’entrée des deux Anges appelés Mounkir et Nakir qui vont t’interroger. Surtout ne te laisse pas intimider ». Ensuite, elle l’initie à sa propre attestation de Foi qu’il doit donner comme réponse. Alors qu’il se trouve dans cette situation, les deux Anges en question s’introduisent auprès de lui de la manière que nous avons décrite précédemment. Ils l’interpellent et le forcent à s’asseoir et s’adosser dans son tombeau. Puis ils lui disent : « Qui est ton Seigneur ? » Il se hâte de donner la réponse déjà mentionnée et leur dit : « Dieu est mon Seigneur, Mohammad est mon Prophète, le Coran est mon guide, la kaaba est ma Qibla, Ibrahim est mon père, sa foi est la mienne ». Il articule sa réponse sans aucune difficulté. Ils lui disent alors : « Tu dis vrai ». Ainsi, ils le traitent comme le serviteur précédent sauf qu’ils ouvrent une porte sur son côté gauche, qui donne sur l’Enfer. Il peut ainsi voir les hydres de l’Enfer, ses gros scorpions, ses chaînes et ses carcans, sa chaleur extrême, sa nourriture infernale et sa boisson infecte ainsi que tout ce qu’il comporte. Comme il est terriblement effrayé, les deux Anges le rassurent en lui disant : « Ne t’inquiète pas. Voici ce qu’aurait été ta place en Enfer si Dieu ne t’en avait pas donnée une autre en échange dans le Paradis. Dors heureux ! ». Puis ils referment pour lui la porte donnant sur l’Enger, et le mort ne s’aperçoit pas de l’écoulement des mois, des années et des siècles.

 

Mais il y a des hommes qui n’arrivent pas à articuler des réponses correctes lors de leur interrogatoire. Ainsi, l’homme dont la Foi était imparfaite ‘par rapport à la vrai Foi à ne peut répondre correctement : « Dieu est mon Seigneur » et se met à balbutier d’autres paroles. Alors les deux Anges lui administrent un coup si brutal que tout son tombeau prend feu, puis s’éteint pour quelques jours avant de s’embraser de nouveau. Tel est l’état de cet homme aussi longtemps que dure le monde terrestre.

 

Il y en a aussi qui éprouvent beaucoup de difficultés et n’arrivent pas à dire : « L’Islam est ma religion », à cause d’un doute qu’ils entretenaient ou d’une tentation qui les avait assaillie au moment de leur agonie. Alors ils les frappent d’un seul coup et leur tombeau s’embrase comme celui du précédent.

 

Tel autre éprouve bien des difficultés pour dire : « Le Coran est mon Guide », car il le récitait sans tenir compte de ses enseignements, sans appliquer ses commandements et sans respecter ses interdits. Il le parcourait toute sa vie et n’en tirait aucun profit pour son âme. Aussi, le traite-t-on comme les précédents.

 

Il y en a aussi d’ont l’œuvre terrestre se métamorphose pour eux en un chiot pour les châtier dans leur tombeau en proportion de leur degré de culpabilité. On rapporte également dans les récits traditionnels que pour d’autres hommes leurs œuvres se métamorphosent en pourceaux.

 

Il y en a encore qui n’arrivent pas à dire : « Mohammad est mon Prophète », parce qu’ils ont négligé sa Sounna. De même, il y a celui qui n’arrive pas à dire : « La Kaaba est ma Qibla », à cause du manque de scrupules dans sa prière ou de négligence dans l’accomplissement de ses ablutions mineures, ou à cause de ses retournements dans ses prières ou du mauvais accomplissement des gestes se don Roukou (inclinaison) et de son Soujoud (prosternation). Or il suffit de savoir au sujet des mérites de la prière que Dieu n’accepte ni la prière de celui qui a d’autres prières en retard ni de celui qui porte des vêtements acquis illicitement.

 

De même il y a celui qui n’arrive pas à dire : « Ibrahim est mon père », parce qu’il a entendu un jour des paroles qui lui ont fait croire qu’Ibrahim était juif ou chrétiens, d’où ses doutes et ses hésitations à ce sujet. On le traite lui aussi comme on a traité les autres.


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