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LES 5 PILLIERS DE L'ISLAM
POEMES
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La visite des malades : une obligation islamique

Tawbân a rapporté que le Prophète a dit : « Quiconque rend visite à un malade ne cesse de cueillir des fruits du Paradis jusqu’à ce qu’il le quitte ».

 

L’islam exige des musulmans qu’ils aient des comportements fraternels entre eux, sans considération ethnique, sociale ou autre. Il leur est notamment recommandé de s’aimer pour Dieu, de se rencontrer et de soutenir dans les épreuves, ne serait-ce qu’un moyen d’une bonne parole !

 

« Les croyants et les croyantes sont étroitement liés les uns aux autres par l’amitié, le soutien réciproque… »

 

Lorsque son frère est malade, il est du devoir de tout musulman de lui rendre visite, pour lui apporter un soutien moral et psychologique, rompre sa solitude éventuelle et lui offrir une aide matérielle le cas échéant.

 

« Les croyants ont de l’amour, de la compassion et de la solitude les uns envers les autres. Ils sont comparables au corps vivant : lorsqu’un de ses organes souffre tout le corps répond par la fièvre et l’insomnie » ;

 

Abû Hurayra a rapporté que le Prophète leur a enjoint : « Les devoirs de tout musulman à l’égard de son frère sont au nombre de cinq : il se doit de lui rendre le salut, de lui rendre visite lorsqu’il est malade, de suivre son cortège funèbre, de se rendre à son invitation et de lui souhaiter que Dieu lui fasse miséricorde lorsqu’il éternue ».

 

Lorsque l’on visite un malade, il est important de se souvenir qu’il s’agit de notre frère ou de noter sœur devant Dieu. Notre présence à ses côtés doit lui apporter un soutien moral et spirituel, afin qu’il en retire, dans la mesure du possible, un mieux-être et une espérance. Il faut l’aider à revivifier sa foi en son Seigneur.

 

Il n’est pas convenable de l’accabler de nos soucis, ni de lui rappeler les siens. Bien au contraire il faut être un facteur de consolation, et lui donner de l’affection, de la chaleur. Il est souhaitable d’arriver auprès de lui avec le sourire et non avec un visage triste et abattu, de l’entretenir, après avoir pris de ses nouvelles, de sujets qui peuvent l’intéresser et lui apporter des bonnes nouvelles, de manières à détourner un moment son attention de ce qui le préoccupe. On doit se montrer prévenant et attentif envers celui qui est dans l’épreuve.

 

On doit s’interdire de lui raconter tous nos malheurs, toutes nos maladies et celles d’autres personnes de notre connaissance…qui sont parfois mortes de la maladie dont il souffre lui-même ! Cela est le comble de la maladresse ! Le musulman doit réfléchir à ce qu’il dit et faire preuve de tact, de retenue et de beaucoup de compassion, et éviter de commettre des maladresses.

 

Le Prophète a dit : « Dieu ne sera pas compatissant envers celui qui ne sera pas montré compatissant avec les hommes ».

 

Cependant, lorsque vous visitez un malade dont l’état est sérieux, son esprit est évidemment occupé par des pensées où la mort est présente. Il faut essayer de le distraire de ces pensées dont l’influence n’est pas susceptible de l’aider à lutter pour guérir ou lui laisser entrevoir une possible guérison, en lui rappelant que Dieu est le Maître de notre vie et de notre mort.

 

Il est meilleur de toujours adopter une attitude positive bas&e sur la foi, l’espérance et la confiance en Dieu. Il est évident que cela ne changera rien à ce qui lui est destiné, mais cela l’aidera à traverser ses épreuves de quelque nature qu’elles soient.

 

Il est nécessaire également de réconforter le malade qui se sait en fin de vie, lorsqu’il pense à sa mort prochaine, en lui rappelant sans exagération les bonnes épreuves qui ont jalonné son existence terrestre, afin qu’il se rassure et que sa crainte de rencontrer Dieu soit moins grande.

 

En matière de visite des malades, les femmes peuvent rendre visite aux hommes. En effet, une femme, Um ad-Dardâ rendit visite à un Ansar que l’on soignait dans la mosquée.

 

A ce propos, le Prophète a dit : « Qui visite un malade ne mangera pas chez celui-ci ».

 

Si le malade est hospitalisé, on évitera d’encombrer sa chambre en apportant : des fleurs ou des plantes, qui peuvent présenter un réel danger pour sa santé ; de la nourriture trop abondante susceptible de s’abîmer parce que le malade ne pourra pas la consommer rapidement (et qui peut en outre contrarier les prescriptions du médecin).

 

A souligner encore : on ne doit pas forcer un malade à manger sous prétexte que cela lui donnera des forces ou d’autres raisons de ce genre, d’autant que ce n’est pas toujours vrai.

 

Par contre, on demandera au malade s’il a un désir de quelque chose.

 

Il est souhaitable encore de ne pas faire des visites de groupe mais au contraire, s’il est possible de s’organiser, de répartir les visites entre les visiteurs, afin qu’il n’y ait pas un grand nombre de personnes à s’agiter autour de son lit en même temps, bavardant entre elles souvent de façon bruyante et inutile, de telle sorte que le soir venu, le malade est épuisé et que son état s’est détérioré !

 

Il est plus rationnel d’essayer de faire que les visites des uns et des autres soient étalées dans le temps ; cela a le double avantage de limiter les moments de solitude du malade et de ne pas trop le fatiguer.

 

Si l’on constate que le malade et faible, fatigué ou qu’il souffre, la visite sera de courte durée.

 

Toutefois, si l’on comprend que la solitude lui pèse et qu’il a besoin d’une présence, on peut demeurer à ses côtés malgré tout, mais de façon discrète et sans l’obliger à soutenir une conversation.

 

Il convient surtout de ne pas accabler le malade par des recommandations multiples et appuyées, d’une part, pour ne pas le fatiguer (n’oublions pas qu’il est malade et que, peut-être, il souffre), mais encore pour ne pas lui imposer ce que son intellect n’est pas forcément près à écouter… il ne faut pas oublier qu’un malade est affaibli et que ses capacités de réflexion et d’analyse sont parfois diminuées temporairement : il est donc préférable de dire 2 ou 3 paroles bien choisie plutôt que de lui verser toute une série de versets ou de hadiths !

 

Bien évidemment, si l’on se rend au chevet d’un musulman instruit de sa religion, pieux, la conversation est plus aisée.

 

Il arrive même parfois que ce soit le malade qui par son attitude et ses paroles réconforte ses visiteurs en leur montrant combien il a mis sa confiance en Dieu et qu’il attend avec sérénité ce que Dieu décidera pour lui, soit sa guérison, soit le rappel à lui.

 

En tout état de cause, il est bon de rappeler au musulman de ne pas négliger l’accomplissement de la prière, et les mérites de celles-ci.

 

« Cherchez assistance dans la patience et la prière. Elle est certainement bien lourde, sauf pour ceux qui la font avec recueillement, ceux qui croient ferment qu’ils doivent rencontrer leur Seigneur et qu’ils doivent retourner à Lui ».

 

Il est encore recommandé, lorsque arrive l’heure de la prière tandis que l’on se trouve chez le malade, de prier chez lui.

 

Si l’on se trouve en présence d’un musulman peut instruit de sa religion, il se peut qu’il se croit exempté de la prière en raison de sa maladie ou parce qu’il est alité. Cela se rencontre malheureusement assez fréquemment.

 

Il faut lui rappeler qu’il peut et doit prier en toute circonstance, même qu’il ne peut pas se lever (debout, assis ou couché).

 

Il se peut également qu’il ne soit pas en mesure de faire ses ablutions avec de l’eau. On lui apprendra donc de faire l’ablution sèche (tayamûm, avec une petite pierre, en lui rappelant que cette façon de se purifier se répète avant chacune des prières. L’ablution sèche est également valable pour la lecture du coran.


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